Interview | Valentin Kieffer (Saran) : Trouver la régularité avec Saran / un Euro c'est très dense !

Formé en Alsace du côté de Sélestat, sans oublier Hochfelden le club de ses débuts, le gardien Valentin Kieffer s'est lancé cette saison un nouveau défi en rejoignant les rangs de Saran en Proligue. Nous avons rencontré Valentin qui revient avec nous sur ses objectifs, ses choix, sa saison au sein de son nouveau club. Nous avons également évoqué d'autres sujets : l'Euro 2020, les favoris, l'équipe de France masculine, Elohim Prandi chez les A, sans oublier le nouveau rôle de son père Jean-Luc au sein du staff des Bleus. Une interview sans langue de bois, mais dans la bonne humeur.

Comment juges-tu cette première partie de saison ?


Un peu décevant, nous avons un bon groupe, mais on reste loin des objectifs de cette saison, c'est à dire jouer les playoffs. Maintenant, il n'est pas non plus nécessaire d'être alarmiste, nous ne sommes qu'à 3 points de ces playoffs. Si je devais faire un premier bilan, ce qu'il manque jusqu'à présent, c'est la régularité. Lorsque l'on voit que Saran peut battre Massy, Nancy ou gagner à Sélestat, on ne doit pas perdre des points contre Besançon ou Valence, des adversaires directs.


Les raisons à ces performances en dent de scie ?


Compliqué à dire. Cette saison, il y a beaucoup de surprises, le championnat est très homogène et depuis plusieurs saisons déjà. C'est un combat chaque week-end et tu ne dois prendre aucun match à la légère. Comme je le disais, il faut trouver cette régularité dans la performance et enchaîner. Il faut que l'on travaille clairement la dessus !


Le niveau de cette Proligue reste donc toujours aussi dense ?


C'est un championnat très homogène, un excellent niveau et on l'on peut assister à beaucoup de surprises. A titre personnel, la D2 reste une très bonne école et chaque match il faut s'investir à 100%.


Pour toi, qui est le favori à la montée direct en Starligue et les candidats aux playoffs ?


Limoges reste le candidat à la montée. Ce club se structure depuis plusieurs années, possède une bonne ossature et reste régulier dans la performance, malgré le dernier nul à la maison contre Strasbourg. De plus, quand on voit le recrutement annoncé pour la saison prochaine, cela confirme encore plus cette impression. En ce qui concerne les playoffs, je vois bien Cesson qui est un bon candidat et qui monte en puissance, sans oublier Cherbourg qui est vraiment la bonne surprise de ce championnat et qui peut faire très mal. Tout peut aller très vite jusqu'à la fin car si tu gagnes un match, tu peux te retrouver dans le haut de tableau et une défaite, aux portes de la zone rouge...

Je suis venu à Saran pour découvrir autre chose et pour le temps de jeu

Revenons sur ta saison à titre personnel. Comment juges-tu ton niveau actuel ?


Je suis venu à Saran pour avoir du temps de jeu et pour les objectifs futurs. Je suis content de mes performances, mais je peux encore mieux faire. Je me sens bien avec une bonne marge de progression.

Suis-tu toujours cette saison les résultats de Sélestat ?


Bien sûr, j'ai toujours mes potes qui sont la bas : Valentin, Schneider, Cauwenberghs et ce club reste particulier pour moi et dans mon coeur.


Le classement de Sélestat est-il logique pour toi ?


Sélestat a eu un calendrier difficile et il ne faut pas oublier que c'est une équipe jeune. Pour moi, ils sont dans les clous. Ce championnat est comme tu disais très dense et tout peut aller très vite.


Ton choix de partir de Sélestat pour rejoindre Saran ?


J'ai eu des contacts avec d'autres clubs, plus ou moins avancés, mais mon choix s'était porté sur Saran avec la possibilité d'évolue aux côtés d'un MONSIEUR José Manuel Sierra, un gardien top niveau et d'une grande expérience. On a vraiment beaucoup de moments d'énchanges et de partages. Sans oublier, je peux travailler physiquement et avec du spécifique gardien au contact d'Alexis Porier. J'avais envie de retrouver du temps de jeu et surtourt de voir autre chose, une nouvelle région, sortir de ma zone de confort.

Suis-tu l'Euro masculin qui se déroule actuellement ?


J'adore regarder les matchs et surtout le championnat d'Europe. Ce genre de rencontre permet de voir les meilleurs gardiens actuels et de pouvoir également travailler en observant. Cela apporte beaucoup de voir évoluer les meilleurs dans une compétition très relevée et j'adore cette période de l'année.


Un Euro reste toujours très compliqué

La France battue d'entrée dans l'Euro par le Portugal. Ton avis ?


C'est toujours difficile de rentrer dans une compétition par une défaite. Le Portugal reste une nation montante et je ne suis pas surpris de leur performance. J'ai eu l'occaison de jouer en U21 contre les Gomes, Frade qui sont désormais en A et c'est une très belle génération. De plus, le groupe de la France est compliquée avec la Norvège, sans oublier la Bosnie et qui a un très bon gardien.


L'équipe de France peut-elle rebondir contre la Norvège ce dimanche ?


Je me souviens que lors de l'Euro en Slovénie (toujours avec les U21), nous avions perdu face au Portugal lors du premier tour avant de nous retrouver en finale. Donc il reste de l'espoir et ne pas les condamner de suite. Un Euro est toujours compliqué car tu dois être au top de suite et sur toute la compétition.


Un petit mot sur la nouvelle formule de la compétition ?


C'est une bonne chose pour ouvrir les portes d'une grande compétition aux nations émergentes (Lettonie, Pays-Bas...) et cela est positif pour notre sport. Maintenant, pour les grandes nations c'est compliqué car tu n'as plus que deux équipes qui rejoignent le tour principal, mais cela rajoute du suspense et des matchs au couteau.


La sélection d'Elohim Prandi chez les A ?


Très content pour lui ! On l'a tous félicité et j'espère que beaucoup de joueur de notre génération se retrouveront comme lui en A. Il mérite amplement sa sélection et sa présence à l'Euro. Il a mûri dans son jeu, et aussi physiquement. C'est un bosseur et il mérite vraiment.

L'équipe de France A reste dans un coin de ta tête ?


Cela reste un objectif à long terme. Mais je sais qu'il faut rester patient, c'est un rêve de faire partie des A et je travailler dur pour y arriver. Seulement je n'en fais pas une obsession.


Cela récompense son travail pendant 20 ans !

Ton père Jean-Luc fait désormais partie du staff des Bleus et entraîneur des gardiens. Comment as-tu véçu cette nouvelle ?


Une grand fierté et cela récompense son travail depuis 20 ans avec les différents gardiens du pôle de Strasbourg avec Philippe Schlatter. Il ne s'y attendait pas forcément et il vit vraiment une super expérience. Vraiment content pour lui !


Qui est ton favori pour l'Euro ?


Le Danemark puis l'Allemagne et en 3ème position, je dirais la Norvège avec la France. Sinon le niveau est tel que d'autres nations auront leur mot à dire comme l'Espagne sans oublier la Suède, le Portugal et attention à la Slovénie.


Les chances de la France dans cet Euro ?


Beaucoup de nations attendent beaucoup de cet Euro pour pouvoir se qualifier direcement pour les JO de Tokyo, mais il n'y a qu'une seule place. Les Bleus ont encore leur destin en mains, mais c'est évident que ce sera dur, déjà ce dimanche contre la Norvège où il faudra également surmonter la pression locale.


Une dernière question, en dehors du handball, d'autres projets ?


A l'heure actuelle, je suis dans ma seconde année de STAPS à Orléans (une très ville d'ailleurs) et je viens de finir mes partiels. Cela fait du bien de sortir un peu du hand, mais mon objectif est de rester pro et de faire une carrière. Je me donnerais tous les moyens pour y arriver !


Un grand merci à Valentin de sa disponibilité et la suite dans quelques moins !

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