Interview de Dorian Vallet, handballeur français en D2 danoise dans le club de HØJ Elitehåndbold

Après avoir connu les différents championnats nationaux français (N3, N2, N1, Proligue), le championnat luxembourgeois et les championnats allemands de D4 et D3, Dorian a décidé de commencer une nouvelle aventure dans le championnat de D2 au Danemark. Rencontre avec l'arrière gauche défenseur de 1m95.


Bonjour Dorian, peux-tu nous présenter ton parcours sportif ?


Bonjour la team handballtransfert, dès mon plus jeune âge, j’ai été attiré par le ballon rond. Quand je regarde en arrière, je réalise que je joue au handball depuis plus de 20 ans maintenant ! J'ai fait mes débuts à l’ASPTT Metz (dorénavant Metz Handball) jusqu’à mes dix ans à peu près, puis je découvre l’amour et la passion de ce sport, avec les copains, durant mes années jeunes à Metz Magny Handball.

Après avoir passé mon baccalauréat, je rentre dans une école d’ingénieur franco-allemande et je vais jouer là où les études me mènent : France (Nationale 3), Luxembourg (1ère division) puis Allemagne (D4 & D3) et France à nouveau (Nationale 2). Après avoir terminé mes études, diplôme en poche, je décide de vivre pleinement de ma passion ce qui était un rêve. Je quitte donc Metz Handball, pour tenter l’aventure en Nationale 1 à Sarrebourg Moselle Sud Handball, qui me permet ensuite d’arriver l’année d’après à Cherbourg, en Proligue. Actuellement au Danemark, j'écris la suite de l'histoire...

Comment as-tu signé dans un club du Luxembourg ?


Un coéquipier du BLR Arc Mosellan (Nationale 3) avait joué plusieurs années dans une équipe au Luxembourg et m’a mis en relation avec le club en question : HB Strassen.


Parle nous de ton expérience dans le championnat du Luxembourg ?


Sportivement, l’année au Luxembourg a été très enrichissante. J’ai eu la chance d’avoir un entraîneur, Brusse, qui m’a beaucoup apporté et m’a permis de progresser. Tout au long de la saison, j’ai aussi eu un rôle important en attaque. Enfin, le fait d’évoluer dans un autre championnat a été intéressant d’un point de vue culturel et sportif.


Parle nous de ton passage dans les championnats allemands ?


Les quelques années passées dans le championnat allemand ont été riches, tant humainement que sportivement. Au niveau humain, j’ai découvert, dès la première année, l’émulation provoquée par le sport et le partage que l’on peut avoir avec un public passionné. J’en garde de superbes souvenirs !

Au niveau sportif, j’ai appris l’importance du corps et de sa condition : des physiques plus robustes, des impacts plus importants et des joueurs plus solides.

Et je me suis aussi rendu compte que j’aimais vraiment défendre !


Comment as-tu signé dans les clubs allemands ?


De la même façon que pour mon premier club en Allemagne, anciennement HF Merzig-Brotdorf en Oberliga Rheinland-Pfalz / Saar (D4). J’ai été mis en contact par un coéquipier qui y avait joué pendant plusieurs années. Après un test là-bas, j’ai décidé d’y jouer, dans la mesure où je continuais mes études à Saarbrücken, une ville qui est géographiquement proche. Après une bonne saison, j’ai été contacté par le club de SV Zweibrücken, promue en 3. Bundesliga (3 division allemande). Etant donné des divergences d’opinion avec l’entraîneur et le club, j’ai finalement rejoint HSG Völklingen (D5) à la trêve hivernale. Nous avons terminé premier et sommes remontés en D4. Lors de mon année sabbatique estudiantine, j’ai décidé, essentiellement pour des raisons professionnelles, de resigner à l’HSG Völklingen pour la saison suivante. J’ai toujours été en contact avec les entraîneurs et les managers des clubs afin de m’entretenir et négocier directement avec ces derniers.


Comment s'est passée ta saison en Proligue à Cherbourg ?


Une année qui a été sportivement compliquée, mais très formatrice. Je revenais d’une blessure lancinante, pas totalement guérie à l’époque, et j’arrivais dans un monde exclusivement professionnel. J’ai eu peu de temps de jeu sur la première partie de saison, puis j’ai réussi à gagner ma place, en défense surtout. N’étant pas issu d’un cursus typique de joueur professionnel (centre de formation…), j’ai eu des partages intéressants avec les autres joueurs, plus expérimentés et j’ai beaucoup appris à leurs côtés. J’ai aussi découvert l’importance pour moi d’être aligné avec les valeurs et l’approche managériale de l’entraîneur dans la gestion d’une équipe, une congruence que je n’ai pas trouvée l’an passé. Je trouve que la JS (Cherbourg) est un beau club, avec de belles valeurs et surtout avec une ferveur populaire impressionnante . Je pense tout particulièrement au « Kop Mauve » !


Tu viens de signer au Danemark ?


L’entraîneur m’a contacté, via une connaissance commune. Après avoir longuement échangé par écrit, je suis allé faire un test sur place début juin afin de découvrir la structure et le club, ainsi que confirmer mes ressentis. Puis a suivi une négociation et j’ai finalement décidé de jouer là-bas pour vivre une nouvelle expérience à l’étranger.


Comment se passe ton début de saison en D2 Danoise ?


C’est une toute nouvelle aventure, nouveau championnat, nouvelle langue, que je suis d'ailleurs en train d'apprendre… J’ai déjà bien pris mes marques en défense mais je suis encore en cours d’adaptation au niveau offensif ! La communication est également de plus en plus facile. Le style de jeu est différent des championnats que j’ai expérimenté jusqu’à présent.


Quelles sont les différences entre la D2 Française et la D2 danoise ?


Il est toujours difficile de comparer deux championnats Je trouve que tout est un peu différent. La façon de travailler, les méthodes d’entraînements, la façon de jouer, l’importance du bien-être du joueur et la présence d’un staff autour de l’équipe…

Au niveau sportif, je pense que le niveau D2 danoise se situerait entre de la N1 et de la D2 française. Mais le niveau est très hétérogène. Il y a de très belles équipes sur le haut de tableau et des effectifs plus faibles sur les dernières places. La plupart des clubs en D2 danoise sont des structures semi-professionnelles, contrairement à la D2 française, où le professionnalisme tend à se démocratiser. Beaucoup de joueurs sont donc étudiants ou ont un travail à mi-temps. Cela n’enlève rien au professionnalisme dont ils font preuve. Le pays n’est pas bien grand… Par conséquent nos déplacements se font en bus et généralement les trajets se déroulent le jour même, au vu des distances à parcourir. Le handball est un sport très populaire au Danemark et attire de nombreuses personnes. Au niveau de l’ambiance dans les salles, elle peut être comparable à ce qu’on peut vivre en N1 ou en D2 !


Connais-tu handballtransfert ?


Oui, je vois régulièrement le nom sur les réseaux sociaux. C’est un site qui permet de mettre en relation les joueurs et les clubs de handball.


Quel est ton meilleur souvenir sportif pour le moment ?


Après plus de 20 ans à courir avec un ballon sur les terrains, du baby-hand à la Proligue, de la France au Danemark, les souvenirs sont nombreux, très nombreux. Il m’est difficile d’en choisir un seul. L’un des moments forts qui m’apporte beaucoup de joie et qui m’a permis d’être où je suis actuellement est le souvenir de la finale de la Coupe de Lorraine en -18 avec Metz Magny Handball (MMHB) contre Folschviller, avec une bande de copains. A l’issue d’un match nul à la fin du temps réglementaire, nous jouons les prolongations, le score est de 38-38, nous avons la balle, il reste 4 secondes. Et... nous marquons !


Merci Dorian, nous te souhaitons une bonne saison. La team handballtransfert

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